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Son nom ? Rachel Rodriguez.

Son art ? Le tissage.

Pour découvrir son univers, il faudra oublier toutes les idées reçues et vous laisser guider par le fil contemporain de son travail…

Loin d’être un challenge, voici une porte ouverte vers un monde poétique, soyeux et résolument graphique.

Le fil de l’enfance

Quand j’étais enfant, j’allais chez des amis de mes parents qui avaient une très jolie maison. Et il y avait là un tissage contemporain immense. J’ai le souvenir d’avoir toujours été émerveillée devant cette pièce… J’ai du garder cela enfoui quelque part en moi. Et puis un jour, j’ai trouvé un tissage marocain vintage des années 70 dans une boutique du sud de la France. C’est une pièce magnifique que j’adore, faite uniquement de fils de soie. C’est réellement à partir de ce moment là que je me suis dit : « Voilà ce que j’ai envie de faire. » C’était il y a trois ans et demi. J’avais toujours eu envie de faire quelque chose… comment dire… sans avoir la prétention de dire artistique… car je ne sais ni dessiner ni peindre… mais j’aime les couleurs, le textile, la laine, la corde…

La toile américaine

Parallèlement je suis tombée sur des articles de presse parlant d’artistes américaines. Le tissage contemporain là-bas est très reconnu, beaucoup plus qu’en France ! Leur travail m’a tout de suite passionnée et fascinée. Des femmes comme Meghan Shimeck, Janelle Pietrzak, Nathalie Novak… Cela rejoignait tout ce que j’aimais : toucher du textile, des matières, jouer avec les couleurs. J’ai donc cherché un endroit où j’aurais pu apprendre. Je ne trouvais que des cours de haute lisse (tissage pour faire des tapisseries traditionnelles et classiques), des enseignements très lourds comme des stages de 2 ou 3 mois. Mais moi, je n’avais pas l’intention de me lancer dans des choses aussi vastes ! J’ai alors trouvé un atelier de la française Julie Robert qui donnait un cours de tissage contemporain de 3 heures dans un magasin de laine… A Bilbao ! J’y suis allée et suis ressortie avec un petit truc pas terrible. Mais dès le lendemain, je me suis mise à tisser tous les jours comme un truc qu’il fallait absolument que je fasse, comme si j’avais une mission. C’était aussi une période de ma vie où j’avais besoin de cela. Cela m’a permis de me vider la tête, d’une façon extraordinaire. Comme une révélation !

Le fil d’actu Instagram

Au début, j’accumulais des petites pièces que je gardais pour moi et quand j’ai commencé à les trouver jolies, je les ai postées sur instagram. Rapidement quelqu’un m’a demandé si je les vendais… Ensuite, je me suis véritablement lancée en créant mon site internet. Et l’année dernière, je suis partie aux Etats-Unis rencontrer mes idoles durant une retraite dans le Colorado. Ce voyage, c’était un cadeau ! Vraiment.

La pelote déroule

Et cela a pris de l’ampleur. Pourtant, aujourd’hui, c’est à chaque fois pour moi une surprise de voir mes œuvres plaire. Je suis toujours étonnée et tellement bouleversée à chaque fois que quelqu’un achète mon travail…

Quand le cordon doit se rompre…

C’est difficile, je demande des nouvelles (rires) ! Certaines pièces partent en quelques heures une fois qu’elles sont en ligne. J’aime bien tout de même vivre un peu avec elles avant qu’elles ne s’en aillent. Et quand je m’en sépare c’est toujours… c’est… En plus, elles partent parfois très loin, au Brésil, au Portugal, aux Etats-Unis , et même en Australie.  Je suis toujours un peu fébrile… Les gens achètent sans jamais avoir vu, ni même touché… Le tissu, ce n’est pas comme la peinture, c’est très présent, c’est presque envahissant parfois. Et ils ne se rendent pas forcément compte de la taille ou du rendu, une fois accroché au mur.. Mais il y a aussi beaucoup de bienveillance entre les gens qui font et ceux qui achètent ce genre de choses. Ce n’est pas la même démarche pour la peinture ou la photo. Il n’y a pas de cote, tu n’achètes pas en faisant un pari !

Le chemin du voyage

Je chine beaucoup mais il y a aussi des fils que l’on peut trouver partout. J’essaie d’acheter de jolies choses, des matières les plus naturelles possibles. J’ai la chance aussi de pouvoir voyager et de rapporter des matières de chacune de ces échappées. A chaque fois, ce sont des stocks qui ne sont pas pérennes évidemment, puisqu’il ne sera pas facile d’y retourner ou même de les retrouver. Mais ça, c’est très motivant, c’est une source d’inspiration exceptionnelle. Cela commence d’ailleurs souvent comme cela… par tomber sur une matière. La dernière fois que je suis allée à Barcelone, je suis retournée dans une boutique de cordes et de coton tenue par une famille. Il faut sonner pour rentrer, il fait nuit, tu allumes la lumière quand tu arrives… Et là!!! Je suis tombée au milieu des cordes sur un trésor : un sac de laine épaisse, brute, rêche… énorme. Tomber là-dessus pour moi, c’était génial, c’était noël ! De là, est partie une nouvelle collection, un nouveau chemin.

La palette de couleurs

Mais le point de départ peut aussi être une couleur. Le mérinos que j’achète en Afrique du Sud est teint à la main. Ce ne sont jamais les même bains. On ne sait pas sur quoi on va tomber. Cela t’oblige chaque fois à repartir vers de nouveaux paysages. Un livre d’art, une exposition, peuvent être aussi des sources d’inspiration et des chemins de création. Au printemps dernier, je suis allée voir le travail de Sheila Hicks exposé à Beaubourg. C’est une artiste que j’admire depuis très très longtemps, une américaine de 85 ans qui vit à Paris, depuis peut-être 50 ans et qui a vraiment peiné pour être reconnue en France. Et évidemment j’y suis allée dès le premier jour, à la première heure. Je suis tombée sur elle d’ailleurs. Je suis allée discuter 5 minutes, c’était vraiment super. Et là, j’ai pu enfin voir de près son travail. Etait exposée notamment une centaine de mini tissages présentés sous verre, qui sont absolument délicieux, d’une délicatesse folle. J’ai remarqué qu’elle tortillait parfois du fil. Et je me suis dis que j’allais essayer aussi d’enrouler. J’ai commencé par faire des sculptures, des petits trucs dont je ne savais pas trop quoi faire… En les accrochant à une porte*, j’ai trouvé cela joli. On accrochait souvent avant des pampilles aux portes des armoires… Et comme je les trouvais plutôt réussis, je me suis dit que je pourrais presque les porter en collier*… Cela correspondait à ma préoccupation du moment puisque je cherchais le moyen de continuer à tisser quand je partais longtemps… Car je tisse sur un grand cadre, qui n’est pas transportable, et en plus, je n’ai pas de voiture !

Suivez le fil à la maison d’à côté

Pour la maison d’à côté, j’avais envie de calme, de sérénité, de blancs, de quelque chose d’assez pur. Quand je suis venue vous voir et découvrir le lieu, j’ai trouvé un endroit très apaisant. Je suis donc partie là dessus… sur des choses très apaisées, des couleurs neutres, douces et en même temps avec un peu de caractère, avec du relief. Je me suis dit aussi: « Là, tu vas pouvoir faire ce que tu aimes… et c’est un cadeau !»

De fil en Aiguille, vous vous doutiez bien que nous voulions que cette histoire continue tout près de chez vous ! Vous pourrez donc suivre le fil rouge que nous vous avons tendu : commencer par un vernissage à la maison d’à côté le SAMEDI 2 février, poursuivre le lendemain par un café aux Coutainvillaises pour découvrir ses bijoux de portes et finir par un tour chez Sandra pour admirer ses colliers… A moins que vous ne choisissiez de dérouler le fil à l’envers…

Vernissage à la maison d’à côté le SAMEDI 2 février à partir de 18h

* Les coutainvillaises : 9 Rue Amiral Tourville à Agon-Coutainville

* La bijouterie : 9 rue Amiral Tourville à Agon-Coutainville

www.instagram.com/rachelrodriguez75/?hl=fr

www.tissebyrachel.com

Contact : Rachel Rodriguez 06 24 72 00 68

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