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Nouvelle artiste exposée à la maison d’à côté à partir du 29 juin, Jane Motin nous ouvre les portes de son atelier.

Pour imiter au plus juste l’esthétique japonaise qui l’habite, les mots choisis tentent d’aller à l’essentiel…

 

LE DECOR 

Un matin de juin. Une nature pleine et sauvage, au milieu des arbres et des herbes folles. Un ruisseau au loin. A quelques centaines de mètres, pourtant, la civilisation. Un air frais et humide. En fond sonore, le pépiement incessant des oiseaux. Un atelier tout juste terminé au milieu d’un jardin qui pousse à l’envie. Et une jeune femme souriante, douce et bien ancrée.

 

LE CHEMIN PARCOURU

« J’ai toujours voulu être artiste. Je suis passée par les Beaux-arts de Caen et ai poursuivi par une maîtrise de japonais aux Langues Orientales à Paris, parce que j’adorais l’esthétique japonaise. Et aussi parce que j’y avais été une fois et que je n’avais rien compris! J’ai donc passé un an à Kyoto. Depuis, toute ma pratique est reliée à cette esthétique : du chemin le plus court du haïku, au geste le plus rapide de la calligraphie, à des moments comme cela… de fusion 15000 fois par jour avec des gestes hypers simples où tu mets tout ton coeur dans un morceau, dans une trace… J’ai ce besoin, sans doute pour un équilibre personnel, d’être ancrée dans le présent. Il y a quelque chose d’élémentaire, d’organique, de végétal et de minéral. »

 

L’INVITATION AU VOYAGE

« Ce qui m’anime est de faire du lien avec les gens, pour que l’on partage ensemble une expérience collective. Les balades croquis que je mets en place sont une invitation à parcourir, ensemble, dans un temps ressenti, le paysage. J’aime ces allers et retours entre une communauté de gens, un paysage, un site, un appel du dehors de la nature. Et ce que je préfère au monde, c’est inviter les gens à s’allonger dans la nature, se faire des nids comme des petits oiseaux, voir les herbes qui bougent, sentir les odeurs. Pouvoir être caché, s’enfouir dans une nature libre et non orchestrée. La marche devient œuvre, c’est une relation d’échange avec les éléments vivants, avec cette idée de laisser une trace. C’est aussi comme un refuge, une manière d’être dans l’instant présent, d’être ouvert au paysage et au voyage, juste autour de chez soi. »

 

LA FORCE DU TRAIT

« Lorsque j’ai une idée en tête, cela va vite sur le papier, c’est facile… Je peux faire 20 dessins et il peut y en avoir 5 de bons et c’est certain, il y en aura forcément un. Alors oui, mes dessins sont fait en une seconde, mais ils découlent de longues réflexions, de contextes différents… Comme si il y avait un iceberg en dessous de chaque dessin… Et l’iceberg peut mettre du temps à remonter…Il y a un ensemble de choses invisibles. Il y a un côté très primitif que l’on retrouve dans les outils que je fabrique : ils sont collectés dans la nature, cela peut être une mousse, un plumeau, des herbes liées entre elles… Une fois trempés dans l’encre, ils en deviennent comme calcinés et ont des têtes de sculpture. »

 

LE CHOIX DES OEUVRES CHOISIES POUR La Maison d’à côté

« J’ai envie de prendre des dessins dans chaque série, comme une espèce de rencontre, d’immersion dans mon univers, avec juste comme dénominateur commun cette pratique à l’encre de chine. Petits, grands formats, série abstraite, série figurative, encadrée non encadrée. Que ce soit vivant, vivifiant, foisonnant !

 

Vernissage  vendredi 29 juin à 18h

Alors ? Tenté.e par une balade dans l’univers de Jane Motin ???

C’est à partir de vendredi 29 juin et pour tout l’été à l’occasion d’un bon petit plat que vous viendrez chercher ou  sur rdv :

du 1er juillet au 15 juillet et du 18 août au 31 août au 06 77 80 98 47 (Jane)

& du 16 juillet au 17 août au 06 22 53 34 4 5 (Marie)

 

 

        

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