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Nous avions invité Marion et son micro lors de notre soirée Beaujolais qui faisait la part belle à l’ambiance Bistrot. Elle était venue accompagnée de son amoureux,  sa guitare en bandoulière. L’acoustique de la maison d’à côté étant ce qu’elle est, il fallait bien une sérieuse session de rattrapage… (Même si, comme le souligneront ses admirateurs, Marion a déjà joué au Manoir de Coutainville lors du cinéma en plein cet été dernier…)

C’est pourquoi nous avons décidé de publier un portrait d’elle et de son quartet. Et est-ce hasard ou coïncidence, ils se produisent

vendredi 16 février à l’Espace culturel d’Agon-Coutainville à 20h30.

En attendant, voici sa voix dactylographiée. A suivre sa voix enregistrée, en attendant de l’écouter en live…

 

La maison d’à côté : Alors commençons par parler de ta nouvelle formation…

Marion Caens : Nous sommes 4. Il y a Yves-Marie Guilloux au piano, David Gadbois à la contrebasse, Daniel Jean à la batterie et moi au chant.

 

La maison d’à côté : Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Marion Caens : Par l’intermédiaire de Pierre Betton, le directeur du festival Jazz en baie. Yves-Marie cherchait une chanteuse depuis longtemps et nous avons d’abord commencé notre quartet tous les deux pour faire connaissance… voir si cela allait fonctionner. Lui avait une formation de jazz très classique. Et moi je venais plutôt de la chanson et j’ignorais si j’avais l’envie réelle et la capacité de faire un jazz aussi pur. Et il s’est trouvé que cela a très bien fonctionné. Il a donc rappelé ses compères de toujours.

 

La maison d’à côté : Et quand était-ce ?

Marion Caens : Je débute en septembre 2016 avec Yves-Marie et David et Daniel nous rejoignent en février 2017. Cela fait donc un an que nous sommes formés à 4.

 

La maison d’à côté : Et vous venez d’univers assez différents ?

Marion Caens : Daniel au départ est guitariste plus que batteur, mais il était initialement graphiste. Il a réalisé pas mal de pochettes d’albums, notamment pour Dee Dee Bridgewater, Nougaro… Et ensuite il s’est dirigé vers la musique. Aujourd’hui il a une réelle place de coach pour nous. Il parvient à nous faire sortir des choses de nous-mêmes qu’on ne sortirait pas tout seul. David, lui, a un parcours plus traditionnel, il vient de la fanfare et a beaucoup joué d’instruments à vent avant de venir à la contrebasse. Et Yves-Marie, il a commencé assez jeune et a fait une école de Jazz à Paris. Et moi, je ne sais pas à quel âge j’ai commencé… certainement dans le ventre de ma mère ! Nous sommes donc bien tous ancrés là dedans ! Mais justement il faut réussir à mêler tous ces univers pour arriver à créer quelque chose à partir de cela…

 

La maison d’à côté : Et comment définirais-tu le genre de jazz que vous jouez. Est-ce resté très classique ou vous-êtes vous affranchis ?

Marion Caens : Moi je ne voulais surtout pas faire un jazz qui ne me correspondait pas. Je voulais un jazz accessible et surtout un jazz chanté… Des morceaux de jazz assez connus pour les réinterpréter à notre manière, avec la sensibilité qui nous est propre. Et puis aussi s’accorder pas mal de libertés avec certains standards de jazz ou des trésors oubliés… comme des morceaux issus des comédies musicales américaines des années 50.

 

La maison d’à côté : Et alors, qui choisit les morceaux que vous décidez de réinterpréter ?

Marion Caens : Au départ c’est plutôt Yves-Marie qui propose des choses. Ensuite, on essaie… et soit j’arrive à trouver le chemin pour les interpréter soit je n’y arrive pas, auquel cas on abandonne. Moi je n’ai pas choisi grand-chose, je me suis laissée guidée parce qu’en plus je ne connaissais pas bien ce répertoire. Et J’ai énormément appris et découvert.

 

La maison d’à côté : Et avez-vous envie de pousser plus loin en composant des morceaux ?

Marion Caens : Oui, c’est d’ailleurs ce qui se passe en ce moment, on sort du répertoire de jazz classique pour créer nos propres morceaux.

 

La maison d’à côté : Et vendredi soir au centre culturel on aura la chance de découvrir vos créations ?

Marion Caens : Oui, il y en aura. Il y aura un morceau de jazz instrumental sur lequel nous avons mis des paroles. Il y aura aussi une composition de Yves-Marie sur laquelle je chante. Il y a aussi des morceaux qui sont très décomposés et extrêmement réinterprétés… et donc très inhabituels.

 

La maison d’à côté : Et depuis quand avez-vous commencé cette tournée ?

Marion Caens : On a commencé par le « Church tour » pour démarrer (rires). C’était super, même si ce ne sont pas des endroits faciles pour jouer en raison d’une sonorisation complexe. On a démarré la saison en août 2017 et nous avons fait une date par mois. Et cela va continuer jusqu’en juin 2018. Et à chaque fois, on se produit dans de belles salles et dans des lieux qui s’y prêtent. Notre volonté était vraiment d’offrir un joli moment aux spectateurs et que nous puissions, nous aussi, jouer dans de bonnes conditions.

 

La maison d’à côté : Vous avez sorti un disque cet hiver. Quel était l’envie par rapport à ce travail ?

Marion Caens : L’idée était de matérialiser notre rencontre, de la figer sur un support. Et de garder une trace de tout cela, parce qu’on sait aussi que cela bouge, et que ce quartet est destiné à évoluer. C’était un premier pas pour voir ce dont on était capable. Car mine de rien, quand tu fais un CD tu apprends énormément de choses sur ce qu’il faut faire, pas faire… Et du coup, c’est un petit peu un premier jet pour ensuite faire autre chose qui nous ressemble davantage. L’idée c’était vraiment d’essayer, car nous ne l’avions jamais fait, d’apprendre et de rebondir.

 

La maison d’à côté : Combien de temps faut-il pour enregistrer 6 morceaux ?

Marion Caens : On a été 48 heures en studio. C’était un moment assez unique. C’est un peu bizarre comme moment… on est tous les 4 ensemble pendant 48h dans un endroit avec un sonorisateur qu’on ne connaît pas et puis… on ne sait pas vraiment quand on va enregistrer tel ou tel morceau. Je me souviens du deuxième matin… je n’étais pas encre habillée, j’étais en robe de chambre et puis je dis : « Bon allez ! on essaie ». Et finalement, c’est celle là qu’on a gardée !

 

La maison d’à côté : Vous avez aussi tourné un clip durant ces 48 heures… (pour le voir c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=o1xlrFqz9-o

Marion Caens :Et oui, j’ai fait la connaissance du play back !

 

La maison d’à côté : Et comment vous trouvez vos salles ?

Marion Caens : Depuis qu’on a démarré, on a trouvé nos dates tout seul. Il y a énormément de salles qui ne nous connaissaient pas et qui nous ont fait confiance, simplement par gentillesse et envie de découvrir… et ça c’est vraiment chouette ! Là, sur le concert à Coutainville c’est un concert un petit peu spécial car on est en auto-production.

 

La maison d’à côté : Auto-production… Auto-production… Tu peux peut être nous en dire davantage pour qu’on saisisse la différence…

Marion Caens :La différence, c’est que c’est notre quartet qui produit le concert, et non la ville qui nous programme et nous finance. Pour ce concert à Coutainville, c’était une volonté de notre part de venir jouer ici. Parce que beaucoup de gens nous ont soutenu et c’était une manière de leur rendre la pareille. Et puis, quand nous l’avons décidé, la programmation était de toute manière déjà faite. On a le soutien de la mairie d’Agon qui nous prête l’espace culturel et qui nous loue un piano. C’est déjà un très beau soutien, mais pour le reste on organise tout nous-mêmes. Cela veut dire aussi que le nombre d’entrées décidera de l’argent que l’on gagne ou que l’on perd.

 

La maison d’à côté : Quelques mots sur les idées que vous avez en tête pour l’avenir, parce que j’imagine bien que cela ne va pas s’arrêter là.

Marion Caens : L’idée est d’avancer toujours un peu plus loin… de travailler la composition et de proposer un autre spectacle et de faire évoluer le quartet en terme d’univers… et là pour le coup, c’est un autre travail… Cela nous demande de nous rapprocher de gens dont c’est le métier, car nous sommes arrivés au bout de nos possibilités…

 

La maison d’à côté : Des personnes qui puissent vous donner un regard extérieur, vous guider par exemple dans la scénographie…

Marion Caens : Oui, de se faire driver pourquoi pas par un label. Car on ne peut plus s’occuper de tout nous-mêmes. C’est chronophage et cela prend une énergie qui empiète sur l’énergie de création.

 

La maison d’à côté : Quel est le rôle au juste d’un label ?

Marion Caens : Le label, il te met en relation avec d’autres musiciens pour enrichir ton univers. Il te met en relation avec tout ce qui touche à la scénographie, c’est à dire la lumière, la mise en scène… Il te promeut dans différents endroits, il te porte, il choisit des lieux, te propose des tremplins… Il apporte également un regard extérieur sur ton travail. Moi par exemple, je n’ai pas appris… donc je fais un tas de choses pendant le concert au feeling, il y a peut être des choses en trop ou justement que je pourrais aboutir comme dans une pièce de théâtre, comme dans un vrai spectacle. Et puis le label s’occupe aussi de tout le côté administratif… et ce n’est pas rien ! Si jamais on a la chance d’avoir un label qui nous prend en charge et nous conduit là où on doit aller, My Quartet a de beaux jours devant lui…

 

My Quartet : Vendredi 16 février à 20h30 au centre culturel d’Agon-Coutainville

et pour découvrir le bon petit plat du week-end choisi par Marion, c’est par ici

 

Pour le clip c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=o1xlrFqz9-o

Pour leur site et page facebook c’est plutôt par là : www.my4tet.com et https://www.facebook.com/MY4tet/

 

Prochaines dates :

Samedi 24 mars, Cinéma, Villedieu Les Poêles

Samedi 26 mai, Union des Arts, Sartilly

Vendredi 15 juin, Rando Baie, Genêts

 

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